La Cantine : 1001 raisons de vouloir redevenir demi-pensionnaire

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La CantineHey dis, tu te souviens de la cantine ? Du fameux ragoût de boeuf élastique aux olives, des batailles de petits-pois-boulets-de-canon, des filets de sardines à l’odeur prometteuse et de cette inoubliable tartelette ananas et crème pâtissière coiffée d’une cerise confite radioactive ?
Quelle langue de vipère je fais ! Allez je vais cracher mon venin ailleurs… Après tout la cantine, c’était le temps de retrouver ses copains, de refaire le monde et de rire des profs.
Et si vous souhaitez remettre ça, avec une soirée entre potos dans les jours à venir, et que vous cherchez un refuge avec garantie d’un dîner gourmand, inoubliable et détendu alors la réponse est facile. La Cantine vous attend !

En plein coeur du Plateau Mont-Royal, dans une ambiance feutrée au design rétro-pop juste comme il faut pour qu’on se sente chez soi, vous êtes invités à découvrir ou redécouvrir les plats traditionnels québécois. Le chef apporte à chacun de ses plats une touche originale et personnelle que vous ne retrouverez pas ailleurs et remet ainsi plusieurs spécialités oubliées au goût du jour.

Ici, pas de pion pour vous rappeler à l’ordre ! Pierre-Luc Chevalier, le patron de l’établissement, loin d’être condescendant, est à votre entière disposition pour vous décrire chaque délice du menu avec la passion d’un poète poussant la sérénade à sa dulcinée. Le plus difficile est alors de faire son choix…

Commençons donc par un apéritif pour se laisser quelques minutes de réflexion supplémentaires. La carte comporte une bonne sélection de vins et une ribambelle de cocktails tous plus colorés les uns que les autres. Ce soir, je suis en mode « girly » et j’opte donc pour le Marie-Rose : formule fraîcheur alliant champagne, liqueur de fraise et véritables fraises des bois se trémoussant au gré des fines bulles. Me voilà déjà sous le charme !

La CantineEn guise de mise en bouche, nous ne voulons rien louper et nous tournons vers « Un p’tit peu de tout » ; une assiette dégustation comprenant un échantillon des principales entrées de la carte : acras de morue, champignons sautés et gratinés, feuilleté au chèvre et saucisses de sanglier panées à la bière. L’euphorie s’invite alors à la table.

Sitôt l’entrée terminée, les plats virevoltent jusqu’à nous. Qui a dit qu’il fallait être patient dans la vie ?
Les yeux s’écarquillent et les papilles salivent à la vue des assiettes si généreusement garnies. Mon « pâté presque chinois » (hachis parmentier de wapiti et de bison dans lequel une couche de maïs s’est infiltrée sous la purée) est gratiné de fromage en grains fondant et accompagné d’un ketchup maison – so québécois ! Un plat des familles dont les restes constitueront mon déjeuner du lundi.

Le « jambon à la nana », cuit doucement et délicatement durant 5 heures, est arrosé d’un caramel d’agrumes et escorté par de l’ananas confit et des carottes arc-en-ciel. Le « shake’n bake bonsoir » revisite le classique cordon bleu et les « côtes levées du bon pied » se distinguent à peine sous l’océan de sauce barbecue maison parfumée au gingembre et à l’ail. Nous voilà conquis et repus…

… mais la curiosité nous pousse tout de même à consulter la carte des desserts. Et là, le drame… La raison laisse place à la gourmandise ! Mais sans aucun regret car nous venons de découvrir un trésor.  Ça y est, nous avons trouvé LA meilleure tarte au sucre de la ville, de la province, du pays, du monde ? Une tarte fondante, démente et carrément décadente ; merci la Cantine !

La Cantine La CantineNous nous sommes également laissés séduire par le pouding chômeur au caramel à la fleur de sel et sa version estivale (et cochonne) : le sundae au pouding chômeur. Imaginez donc des morceaux de ce gâteau caramélisé sous un magma de crème glacée à la vanille surplombée d’un nuage de barbe à papa ! Vous l’avez rêvé ? La Cantine l’a fait !
Si comme moi, vous avez la dent sucrée, je vous conseille vivement de faire l’impasse sur les entrées pour pouvoir profiter de ces douceurs – à moins que vos estomacs ne soient sur-entraînés ; dans ce cas, lâchez-vous !

Côté facture, comptez 50$ par tête tout compris ; les plats allant de 14$ à 25$. Chaque mardi et mercredi soir, une table d’hôte vous est offerte pour 18$ (hors taxe et pourboire).
La Cantine propose également un excellent brunch chaque week-end et le restaurant dispose d’une boutique vous permettant de ramener les plats du jour dans votre salle-à-manger et de découvrir des produits gourmets.

En trois mots : à tester absolument !

Et pour ceux qui veulent prolonger l’expérience, armez-vous de votre tablier et découvrez les recettes de Pierre-Luc Chevalier ici.
Ma préférée ? Le renversé à l’ananas épicé.

La Cantine
212 avenue Mont-Royal est
Montréal, H2T 1P3
514-750-9800
Site web avec menu de saison détaillé : www.lacantine.ca

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