Kraft Dinner : plus fluo, tu meurs !

, ,

Kraft DinnerVéritable institution ici et équivalent nord-américain de notre bon vieux bolino, le Kraft Dinner me faisait les yeux doux depuis quelques temps. Je n’avais jamais osé sauter le pas ; peut-être de peur que ça sente plus les pieds (ou le vomi. Sic !) que le fromage. Mais où est la crédibilité si je n’ose même pas goûter un célèbre produit local ?
Bon et on s’entend que dans celui-ci, il n’y a a priori rien de bien répugnant – pas d’insectes, de foetus de poussin ou d’autres bizarreries du genre. J’ai donc facilement (et sans trop de risques) succombé et acheté une boîte de Kraft Dinner dans sa version originale.

Pour la petite histoire, les macaronis and cheese (comprenez « macaronis au fromage ») sont depuis longtemps un plat typique et apprécié de toutes les familles américaines. Rapidement préparée, adorée des enfants et surtout pas chère, c’est la solution de facilité pour le dîner souper.
Quand Kraft a lancé son produit sur les marchés US et canadiens en 1937, donc en pleine 2e guerre mondiale, le timing était parfait pour assurer son succès. Entre rationnement des produits laitiers et diminution du temps consacré à la préparation des repas, le produit a été de suite considéré comme un plat chaleureux par les familles. (Mouais !)

Kraft DinnerBon, voyons voir si je le trouve chaleureux moi ce KD (comme les intimes le surnomment)…
En ouvrant le paquet, on se retrouve donc avec une boîte de macaronis tout ce qu’il y a de plus classiques, à faire cuire dans l’eau bouillante. A ses côtés, un petit sachet contient une drôle de poudre orange fluo dont s’échappe un fumet plus proche du Cheetos que du vrai fromage.
La préparation se fait en quelques minutes chrono ; juste le temps de faire cuire les pâtes, d’y ajouter le mélange lait/fromage lyophilisé, une noisette de beurre et le tour est joué.

Première critique : le paquet indique 3 portions. Euh, là j’suis déjà un peu sceptique. Serait-ce lourd à ce point ?
D’aspect, et bien, ce sont des pâtes nappées de sauce ou plutôt d’un truc visqueux et radioactif. Allez, on plante sa fourchette, on ouvre bien grand la bouche et on enfourne.

Verdict : on peut pas dire que ça sente le fromage. Encore une fois, ça sent et ça goûte le cheetos, le cheddar chimique. C’est pas foncièrement dégueu mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est bon. Ça se mange ; disons plutôt que ça nourrit.

Pour la petite anecdote, il existe même des versions « santé » du Kraft Dinner : avec morceaux de chou-fleur déshydratés intégrés au mélange de fromage. Et le site de la marque contient des dizaines de recettes constituées à base de Kraft Dinner. Ça promet !

Bref moi je dis, c’est bon pour vous sauver la vie mais quitte à faire cuire des pâtes, je pencherai toujours pour les classiques coquillettes au beurre accompagnées de gruyère râpé et d’une tranche de jambon blanc. Ça c’est une valeur sûre !

Un commentaire


  1. //

    apres comparaison avec ma copine fancaise « bolino et equivalent canadienne (kraft dinner). J’ai voulu lui montrer a quoi ressemble nos macaronis « fukushima » et je suis tombé sur ton article.
    Merci pour ce retour dans ma jeunesse. Tu ma bien fait rire et on s’y croirait.
    Il ne me reste plus cas gouter au fameux bolino’s….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *